Colle e Castello di Mattarella
Un rempart d'histoire et de spiritualité
Le château de Mattarella est situé sur la colline du même nom, qui surplombe la plaine de l'Ossola, au sud de Domodossola.
Ses vestiges s'intègrent au chemin de dévotion du Sacro Monte Calvario, édifié à partir de 1656-1657 sur la même colline et qui a par la suite accueilli également le couvent rosminien (1828).
Il reste de la fortification le donjon à trois étages situé au point le plus élevé de l’enceinte, un long pan de mur de courtine, deux ravelins munis de mâchicoulis et un tronçon de muraille crénelée avec des chemins de ronde.
Des fouilles archéologiques ont révélé une occupation de la colline dès le haut Moyen Âge, tandis que la première mention écrite du castrum remonte à 1014, lorsque l’empereur Henri de Saxe le reconnut comme possession des évêques de Novare, seigneurs féodaux de la Haute-Ossola. C'est ici que l'évêque transféra son palais et la curie temporelle, qui lui furent confirmés à nouveau en 1155. En 1321, l'Ossola passa sous le pouvoir des Visconti et le château de Mattarella devint lui aussi une possession du duché de Milan. Il conserva ses fonctions militaires jusqu'en 1415, année où les Suisses, descendus des cols alpins pour occuper le val d'Ossola, le démantelèrent presque entièrement, détruisant le palais épiscopal, les enceintes fortifiées et plusieurs tours.
Après la destruction, la colline fut abandonnée pendant plus de deux siècles. En 1656, deux frères capucins du couvent de Domodossola, les pères Gioacchino da Cassano et Andrea da Rho, choisirent la colline pour y construire un chemin de dévotion dédié à la Passion du Christ. L'ensemble retrouva une nouvelle vitalité en 1828, lorsque l'ordre religieux fondé par Antonio Rosmini s’y installa. Les travaux reprirent alors avec la construction d'autres chapelles et du couvent.
La colline est aujourd'hui classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, dans le cadre du site sériel des Sacri Monti.
Credits Susy Mezzanotte